Aller au contenu
ruly

Régularité du bénéfice : 10 ans sans perte

Pourquoi vérifier un bénéfice positif chaque année sur 10 ans, où lire le résultat net dans les rapports annuels, ce que le critère dit et ne dit pas, pièges et secteurs exclus.

Publié en

Définition

La régularité du bénéfice vérifie que l’entreprise a dégagé un résultat net positif à chacun des derniers exercices, en général dix. Une entreprise qui traverse une décennie, avec au moins une récession, sans perdre d’argent a une activité résistante. C’est une condition souvent posée avant de compter sur un dividende durable.

Formule

Oui si le résultat net part du groupe est supérieur à zéro à chacun des 10 derniers exercices, non sinon

Où le lire dans un rapport annuel

Le résultat net part du groupe figure en bas du compte de résultat de chaque rapport annuel. Un rapport annuel donne en général deux exercices : il faut en consulter plusieurs, ou passer par un site de données comme Macrotrends, qui affiche l’historique sur dix ans et plus.

Seuils usuels

Dividende croissant : un critère oui ou non, rempli si aucun des 10 derniers exercices n’est en perte. Une version plus souple regarde le résultat courant, hors éléments exceptionnels, ou compte au plus une année de perte sur dix.

Dans les stratégies préréglées

Stratégie préréglée Critère rempli À surveiller Critère non rempli
Dividende croissant Bénéfice positif chaque année sur 10 ans Oui Non

Pièges

  • Une perte comptable due à une dépréciation exceptionnelle, sans sortie d’argent, fait échouer le critère alors que l’activité est restée rentable : lis la cause de la perte.
  • Un bénéfice positif mais en chute régulière passe le critère : lis-le avec la croissance du bénéfice.
  • Dix ans de croissance économique sans crise rendent le critère moins exigeant qu’il n’y paraît.
  • Une entreprise qui a beaucoup changé de périmètre en dix ans n’est plus tout à fait la même.

Où il ne s’applique pas

  • Jeunes entreprises de moins de dix ans de cotation ou d’activité : l’historique manque.
  • Entreprises très cycliques (matières premières, transport aérien, construction) : une perte dans le creux du cycle fait partie de leur métier.

Un exemple

Une entreprise fictive, appelée ici Entreprise Z, a été bénéficiaire neuf années sur dix. L’année de perte, elle a déprécié pour 200 millions d’euros une acquisition ancienne, alors que son résultat opérationnel courant restait positif. Le critère, pris à la lettre, est non rempli. La note de la fiche permet d’expliquer cette exception, et la stratégie peut être adaptée pour regarder le résultat courant plutôt que le résultat net.

Pourquoi c’est un oui ou non

Le critère ne cherche pas à mesurer le niveau du bénéfice, que d’autres critères regardent déjà. Il pose une question simple : l’entreprise a-t-elle su rester rentable dans les mauvaises années ? Voir aussi la fiche croissance du BPA.

Sources citées